En France, le dégât des eaux est le sinistre habitation le plus fréquemment déclaré, loin devant l'incendie ou le vol. Fuite de canalisation, infiltration par la toiture, débordement d'un appareil électroménager, sinistre provenant du logement voisin — les causes sont multiples, mais la procédure de déclaration suit toujours une logique précise.
Que vous soyez locataire ou propriétaire, la déclaration auprès de votre assurance habitation doit être réalisée dans un délai strict. Un constat amiable peut être nécessaire lorsque plusieurs parties sont impliquées. Et au-delà de l'indemnisation, il faut s'assurer que le logement est correctement séché pour éviter des dégradations durables : moisissures, odeurs persistantes, détérioration des matériaux.
Ce guide détaille chaque étape de la déclaration d'un dégât des eaux, les documents à fournir, les pièges à éviter et les précautions à prendre pour protéger votre logement après le sinistre.
Dans quels cas faut-il déclarer un dégât des eaux ?
Tout sinistre impliquant de l'eau dans un logement doit être déclaré à l'assurance habitation, quelle que soit son ampleur apparente. Les situations les plus fréquentes sont :
- Fuite de canalisation : tuyau percé, joint usé, canalisation encastrée fissurée. L'eau peut s'infiltrer dans les murs, les planchers et endommager les logements voisins.
- Infiltration d'eau : l'eau pénètre par la toiture, une façade fissurée ou un défaut d'étanchéité. Ce type de sinistre peut rester invisible pendant des semaines avant de se manifester.
- Fuite provenant du voisin : un sinistre chez un voisin (au-dessus ou mitoyen) provoque des dégâts dans votre logement. Un constat amiable est alors indispensable.
- Appareil électroménager défectueux : machine à laver, lave-vaisselle, chauffe-eau qui fuit. Le flexible d'alimentation est la cause la plus fréquente.
- Débordement : baignoire, évier ou WC qui déborde par négligence ou obstruction.

Les traces au plafond sont souvent le premier signe visible d'un dégât des eaux provenant de l'étage supérieur
Quel est le délai pour déclarer un sinistre à l'assurance ?
Service-Public.fr indique qu'en cas de dégât des eaux, il faut prévenir son assurance dans les 5 jours suivant la découverte du sinistre (Assurance dégâts des eaux, Service-Public.fr). L'article L113-2 du Code des assurances encadre cette obligation de déclaration à l'assureur, les modalités précises étant fixées par le contrat.
Deux réflexes valent mieux qu'une interprétation : relire les conditions générales de votre contrat, où figurent le délai retenu et le mode de déclaration attendu, et contacter votre assureur sans attendre. En cas de doute sur une garantie, un délai ou une procédure, c'est votre assureur ou votre intermédiaire qui répond : cet article est informatif et ne remplace ni un conseil juridique ni un avis assurantiel.
En pratique, il est fortement recommandé de déclarer le jour même ou le lendemain. Voici pourquoi :
- L'assureur peut mandater rapidement un expert pour constater les dégâts avant toute intervention de nettoyage ou de réparation.
- Les preuves (photos, état des lieux) sont plus fiables lorsqu'elles sont collectées immédiatement.
- Un retard excessif peut être interprété comme une négligence et réduire le montant de l'indemnisation.
La déclaration peut être faite par téléphone, par courrier recommandé, en ligne sur l'espace client de votre assureur ou via une application mobile. Quel que soit le canal choisi, conservez une trace écrite de votre déclaration (numéro de dossier, accusé de réception, capture d'écran).
Délais à retenir
- Prévenir l'assurance dans les 5 jours suivant la découverte
- Déclaration le jour même recommandée
- Photos des dégâts à prendre immédiatement
- Conserver une trace écrite de la déclaration
Comment remplir un constat amiable de dégât des eaux ?
Le constat amiable est un document standardisé utilisé lorsque le dégât des eaux implique plusieurs logements ou plusieurs parties (locataire/propriétaire, voisin, copropriété). Il permet aux assureurs respectifs de déterminer les responsabilités et d'organiser l'indemnisation.
Quand est-il obligatoire ?
Le constat amiable est nécessaire dans les situations suivantes :
- La fuite provient d'un logement voisin (au-dessus, en dessous ou mitoyen).
- Le sinistre touche les parties communes de la copropriété.
- Le locataire et le propriétaire sont tous deux concernés par des dommages distincts.
Comment le remplir correctement ?
Le constat amiable comporte plusieurs rubriques à compléter avec précision :
- Date et heure de la découverte du sinistre.
- Adresse complète du logement sinistré et du logement d'origine de la fuite.
- Circonstances : description factuelle de l'événement (fuite de canalisation, infiltration, débordement).
- Description des dommages : pièces touchées, nature des dégâts (plafond taché, mur humide, sol dégradé, meubles endommagés).
- Coordonnées des assureurs de chaque partie.
- Signatures des deux parties.
Chaque partie conserve un exemplaire et l'envoie à son assurance dans le délai prévu par son contrat. Si le voisin refuse de signer, vous pouvez remplir votre partie seul et signaler le refus à votre assureur.

Le constat amiable doit être rempli avec précision pour faciliter la prise en charge par les assurances
Quels documents faut-il transmettre à l'assurance ?
Pour que votre déclaration soit traitée rapidement, vous devez fournir un dossier complet à votre assureur. Voici les éléments généralement demandés :
- Le constat amiable signé par les parties concernées (si applicable).
- Des photos datées montrant les dégâts : murs, plafonds, sols, mobilier, installations endommagées. Prenez-les avant toute opération de nettoyage.
- Les factures d'achat des biens endommagés (meubles, électroménager, équipements).
- Des devis de réparation établis par des professionnels qualifiés.
- Une description détaillée des circonstances du sinistre : quand, comment, quelles pièces touchées.
- Le rapport de recherche de fuite si une intervention technique a été nécessaire.

Documentez les dégâts visibles : peinture cloquée, enduit décollé, traces d'humidité sur les murs
Quelles photos prendre après un dégât des eaux ?
Les photos sont la partie la plus facile à réussir du dossier, et la plus souvent négligée. Prenez d'abord quelques vues générales de chaque pièce touchée, puis des vues rapprochées : cette double lecture permet de comprendre l'étendue du sinistre et de situer chaque détail dans le logement.
- Vue générale de chaque pièce concernée, porte ouverte, pour situer les zones.
- Zone d'arrivée d'eau : point de chute, coulure, auréole en formation.
- Plafond : taches, cloques, dalles déformées, luminaire touché.
- Murs : peinture cloquée, enduit décollé, papier peint ouvert, plinthes gonflées.
- Sol : parquet soulevé, stratifié gonflé, carrelage sonnant creux, eau stagnante.
- Mobilier et équipements : meubles bas, matelas, électroménager, matériel informatique.
- Dégâts chez les voisins le cas échéant, avec leur accord.
- Compteur d'eau et relevé, utile lorsqu'une consommation anormale est en cause.
- Canalisation ou appareil suspect : flexible, siphon, robinet, chauffe-eau, joint.
- Traces d'humidité périphériques, parfois éloignées du point de fuite.
- Éléments retirés ou déposés : plinthe démontée, isolant extrait, doublage ouvert.
Quelles informations transmettre à l'assurance ?
Une déclaration claire évite les allers-retours. Voici les éléments qui reviennent le plus souvent dans les formulaires et les entretiens téléphoniques :
- Identité de l'assuré et coordonnées de contact directes.
- Numéro de contrat lorsqu'il est disponible.
- Adresse du sinistre, étage, numéro de lot ou d'appartement.
- Date de découverte du dégât.
- Date probable du sinistre si elle est connue ou estimable.
- Circonstances décrites factuellement, sans interprétation.
- Origine connue ou supposée, en précisant clairement lorsqu'elle reste inconnue.
- Pièces touchées et surfaces concernées.
- Nature des dommages : supports, revêtements, mobilier, équipements.
- Personnes ou logements concernés : voisin, propriétaire, locataire, syndic, gestionnaire.
- Photos des dommages.
- Devis ou factures lorsqu'ils sont déjà disponibles.
- Rapport technique si une investigation a été réalisée.
Les demandes exactes varient selon l'assureur et le contrat : certains ouvrent le dossier avec une déclaration en ligne succincte puis réclament les pièces ensuite, d'autres attendent un dossier complet dès le départ.
Que faire si l'origine de la fuite est inconnue ?
Un dommage visible ne désigne pas toujours sa cause. L'eau circule dans les matériaux, suit les réseaux, les dalles et les plinthes, puis ressort à distance de son point d'entrée. C'est le cas typique d'une tache au plafond, d'un mur humide sans fuite apparente, d'une infiltration, d'un parquet qui gonfle, d'une consommation d'eau anormale ou d'une fuite sous dalle.
Dans ces situations, une recherche de fuite non destructive permet de localiser l'origine avant d'ouvrir quoi que ce soit. Plusieurs méthodes existent, souvent combinées :
- Caméra thermique : visualise les écarts de température liés aux zones humides.
- Gaz traceur : injection d'un mélange détecté en surface au-dessus du point de fuite.
- Écoute acoustique : amplification du bruit de l'eau sous pression.
- Humidimétrie : cartographie des teneurs en eau des supports.
- Colorants : traçage des circuits d'évacuation et des étanchéités.
- Mise en pression : contrôle de l'étanchéité d'un réseau isolé.
- Inspection vidéo : passage caméra dans les canalisations.
Signalez explicitement dans votre déclaration que l'origine n'est pas identifiée : c'est une information utile au traitement du dossier, et l'occasion de demander à votre assureur la marche à suivre avant d'engager une intervention.
À quoi sert un rapport de recherche de fuite ?
Une recherche de fuite sérieuse donne lieu à un document écrit. Ce rapport rassemble généralement :
- le contexte : demande initiale, désordres constatés, historique connu ;
- les zones contrôlées, y compris celles où rien n'a été détecté ;
- les méthodes utilisées et leurs limites dans la configuration rencontrée ;
- les mesures relevées, datées, avec les points de comparaison ;
- les photographies des zones et des appareils en situation ;
- la localisation de l'anomalie lorsqu'elle a pu être établie ;
- les conclusions techniques ;
- les recommandations : réparation, contrôle complémentaire, assèchement.
Peut-on être accompagné pour préparer son dossier ?
Un sinistré n'est pas censé maîtriser l'humidimétrie, la thermographie ou le comportement d'une chape gorgée d'eau. Un prestataire technique peut aider à documenter factuellement la situation, ce qui est une aide concrète sans être une intervention dans la relation assurantielle :
- photographies méthodiques des désordres et des zones traitées ;
- mesures d'humidité datées, avec zone de référence ;
- recherche de l'origine lorsqu'elle est inconnue ;
- compte rendu d'intervention ;
- rapport technique ;
- description des mesures conservatoires engagées en urgence ;
- suivi de l'assèchement jusqu'au contrôle final.
Sur cette partie strictement technique, GIC Assèchement peut vous aider à rassembler et structurer les éléments techniques et factuels utiles au suivi de votre sinistre. Les questions de garanties, de responsabilités et d'indemnisation relèvent, elles, de votre assureur ou de votre intermédiaire.
Comment limiter les dégâts en attendant l'intervention ?
Avant l'arrivée de l'expert ou du réparateur, vous pouvez — et devez — prendre des mesures pour limiter l'étendue des dommages. L'assurance attend de l'assuré qu'il fasse le nécessaire pour éviter l'aggravation du sinistre.
Couper l'arrivée d'eau
Si la fuite provient d'une canalisation accessible, fermez le robinet d'arrêt correspondant ou le robinet général du logement. Pour une fuite provenant du voisin, prévenez-le immédiatement.
Protéger les biens
Déplacez les meubles, les objets de valeur et les appareils électriques loin des zones inondées. Placez des récipients sous les écoulements. Si le sol est recouvert d'eau, coupez le courant électrique du logement par mesure de sécurité.
Ventiler et éponger
Ouvrez les fenêtres pour favoriser l'évacoration. Épongez l'eau stagnante. Ne tentez pas de sécher les murs avec un appareil de chauffage soufflant : une chaleur excessive peut endommager les matériaux et favoriser les fissures.
Ne pas jeter les éléments endommagés
Conservez tous les objets, matériaux et équipements dégradés jusqu'au passage de l'expert. Ce sont des preuves nécessaires à l'évaluation des dommages et au calcul de l'indemnisation.

Éponger l'eau au sol et protéger les meubles sont les premiers réflexes à adopter après un sinistre
Réflexes immédiats après un dégât des eaux
- Couper l'eau et l'électricité si nécessaire
- Prendre des photos avant de toucher quoi que ce soit
- Protéger et déplacer les biens menacés
- Ventiler sans chauffer excessivement
- Ne rien jeter avant le passage de l'expert
Pourquoi est-il important de sécher rapidement les murs ?
Après un dégât des eaux, les murs, plafonds et sols absorbent une quantité importante d'eau. Les matériaux courants — plâtre, parpaing, brique, bois — se comportent comme des éponges. Un mur en plâtre peut contenir jusqu'à 30 litres d'eau par mètre carré après une exposition prolongée.
Si le séchage n'est pas réalisé rapidement et correctement, les conséquences sont multiples :
- Développement de moisissures : les spores se multiplient dès que l'humidité relative dépasse 65 % pendant plus de 48 heures. Les moisissures apparaissent d'abord dans les angles, derrière les meubles et sous les revêtements.
- Odeurs persistantes : l'odeur d'humidité ou de moisi s'installe et imprègne les textiles, les revêtements muraux et le mobilier.
- Dégradation structurelle : l'humidité prolongée fragilise les enduits, provoque le cloquage de la peinture, le décollement du papier peint et la déformation des menuiseries bois.
- Apparition de salpêtre : sur les murs en pierre ou en brique, l'eau migre et transporte les sels minéraux qui cristallisent en surface sous forme de salpêtre.
Le séchage naturel d'un mur en parpaing enduit prend 6 à 12 mois. Un séchage technique professionnel (déshumidificateurs industriels, extracteurs d'air) réduit ce délai à 2 à 6 semaines selon l'épaisseur et la nature des matériaux.

Le séchage technique professionnel accélère considérablement le temps de séchage des murs après un sinistre
Quand faire appel à un professionnel après un dégât des eaux ?
Certains dégâts des eaux nécessitent une intervention technique spécialisée. Voici les situations où un diagnostic professionnel est fortement recommandé :
Humidité persistante après plusieurs semaines
Si les murs, le plafond ou le sol restent humides plus de 3 semaines après le sinistre malgré une ventilation correcte, l'humidité peut provenir d'une source non identifiée. Un professionnel équipé d'un hygromètre de profondeur et d'une caméra thermique peut localiser les zones encore saturées d'eau.
Infiltration active non localisée
Lorsque l'eau continue d'apparaître sans source visible, une recherche de fuite par détection acoustique ou thermographique permet de localiser la fuite sans travaux destructifs.
Apparition de moisissures
Des moisissures qui apparaissent après un dégât des eaux signalent une humidité résiduelle importante dans les matériaux. Un traitement superficiel (eau de Javel, produit antifongique) ne suffit pas si la cause — l'humidité du support — n'est pas éliminée.
Doute sur l'étendue réelle des dégâts
L'eau emprunte les chemins de moindre résistance : elle peut s'infiltrer dans un mur au 3ᵉ étage et réapparaître au rez-de-chaussée, dans un faux-plafond ou sous un plancher flottant. Un diagnostic technique complet permet de cartographier l'étendue réelle du sinistre, souvent bien plus importante que ce que les traces visibles laissent supposer.

Un diagnostic professionnel avec humidimètre permet de mesurer le taux d'humidité résiduel dans les matériaux
Ce qu'il faut retenir
- Déclarer le sinistre dans les 5 jours suivant sa découverte, idéalement le jour même
- Remplir le constat amiable avec toutes les parties concernées
- Fournir photos, factures et devis pour accélérer l'indemnisation
- Protéger les biens et limiter les dégâts sans jeter les éléments endommagés
- Sécher les murs avant toute remise en peinture (taux d'humidité inférieur à 5 %)
- Faire appel à un professionnel si l'humidité persiste ou si des moisissures apparaissent
Que faire pendant que le dossier est en cours ?
Attendre passivement une réponse en laissant un logement humide aggrave le sinistre. Les mesures destinées à éviter l'aggravation sont attendues de l'assuré ; ce qui compte, c'est qu'elles soient proportionnées à la situation et documentées :
- Stopper la fuite ou faire intervenir sur son origine.
- Pomper l'eau présente, notamment en cave, sous-sol ou local technique.
- Nettoyer, et désinfecter lorsque l'eau était souillée ou provenait d'une évacuation.
- Ventiler sans chauffer excessivement les supports.
- Mesurer l'humidité des matériaux, avec des relevés datés.
- Mettre en place un assèchement adapté lorsque les supports restent chargés en eau.
- Conserver les justificatifs de toutes les opérations réalisées.
Pour le pompage, le nettoyage et l'assainissement des locaux touchés, notamment après un refoulement ou une eau souillée, l'intervention relève de GIC Environnement. Voir aussi : refoulement de canalisation et dégât des eaux.
Sur le séchage lui-même, deux repères pratiques : quand un déshumidificateur est réellement utile et le test à la bombe au carbure, qui quantifie l'eau réellement contenue dans un matériau.
8 erreurs fréquentes lors d'une déclaration de dégât des eaux
- Ne prendre aucune photo. Quelques minutes de photos valent mieux qu'une description écrite trois semaines plus tard.
- Jeter immédiatement tous les éléments endommagés. Ils servent à évaluer l'étendue des dommages ; photographiez avant toute évacuation nécessaire.
- Réparer ou repeindre avant d'avoir documenté. Le désordre disparaît, la preuve avec lui.
- Ne pas rechercher l'origine d'une fuite invisible. Une cause active continue d'alimenter le support, quel que soit le séchage engagé.
- Confondre suppression de la fuite et assèchement du bâtiment. Le robinet fermé ne sèche pas une chape.
- Ne conserver aucune facture ni justificatif. Les interventions d'urgence non tracées deviennent difficiles à faire valoir.
- Attendre trop longtemps avant de contacter son assureur. Le délai contractuel court à partir de la découverte du sinistre.
- Commencer la remise en état alors que les supports restent humides. C'est la cause la plus fréquente de travaux refaits deux fois.
Checklist après dégât des eaux
- Sécuriser les lieux
- Couper l'eau si nécessaire
- Prendre des photos
- Identifier les personnes concernées
- Contacter l'assurance
- Compléter le constat si nécessaire
- Identifier l'origine de la fuite
- Conserver les factures
- Retirer l'eau présente
- Contrôler l'humidité
- Assécher si nécessaire
- Ne remettre en état qu'après contrôle des supports
Qui contacter selon le problème ?
| Problème | Interlocuteur |
|---|---|
| Fuite visible et accessible | Plombier |
| Origine inconnue | Recherche de fuite non destructive |
| Eau présente au sol | Pompage / assainissement |
| Eaux usées, refoulement | Nettoyage / désinfection |
| Supports encore humides | Spécialiste de l'assèchement |
| Question sur les garanties | Assurance / courtier |
| Expertise demandée | Expert désigné selon le dossier |
| Remise en état | Entreprise de travaux |
Conclusion
La déclaration d'un dégât des eaux est une procédure encadrée qui doit être réalisée avec méthode et rapidité. Le respect du délai de déclaration prévu, la constitution d'un dossier complet et la prise de mesures conservatoires sont les clés d'une indemnisation efficace.
Mais au-delà de la procédure administrative, l'enjeu principal reste la protection du logement. Un mur qui reste humide après un sinistre continuera à se dégrader : moisissures, odeurs, détérioration des finitions et des matériaux. Identifier la cause exacte du dégât et s'assurer que le séchage est complet sont les deux conditions pour éviter que le problème ne s'aggrave.
Pour approfondir, consultez notre guide Dégât des eaux : que faire immédiatement ? et notre article sur la responsabilité entre locataire et propriétaire. Si un mur reste humide après le sinistre, un diagnostic humidité professionnel permet d'identifier précisément les zones encore saturées et de mettre en place un plan de séchage adapté.
Sources
- Service-Public.fr — Assurance dégâts des eaux : démarches et délai de déclaration.
- Légifrance — article L113-2 du Code des assurances : obligations de l'assuré, dont la déclaration de sinistre.
- France Assureurs : cadre conventionnel de gestion des sinistres dégâts des eaux en immeuble.
Informations vérifiées à la date de mise à jour de cet article. Les garanties, plafonds, franchises et procédures dépendent de chaque contrat : seul votre assureur ou votre intermédiaire peut se prononcer sur votre dossier. Cet article a une finalité pédagogique et ne constitue ni un conseil juridique ni une prestation d'intermédiation en assurance.
